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vendredi, 05 mai 2006
Comme un goût de démago...dans la bouche de Ségo
C’est bon ! Nous y sommes ! La campagne présidentielle a vraiment débuté ! Nous en avons pour preuve l’apparition de la « coqueluche ». Cette maladie infantile est commune à l’être humain et à la présidentielle. En effet, concernant cette dernière, tout commence toujours par l’apparition d’une « coqueluche » à 12 mois en moyenne de l’échéance en question. En 1987, elle s’appelait Raymond Barre. En 1994, Jacques Delors. En 2001, Jean-Pierre Chevènement. A chaque fois les symptômes sont les mêmes : l’opinion publique, fortement aidée par les médias, s’entiche d’un « présidentiable » idéal. D’autant plus parfait qu’il apparaît « hors-système », parle peu et ne propose rien. Mais cette période dure ce que dure une maladie infantile : à l’approche de l’élection présidentielle, l’icône politico-médiatique s’érode ou de dérobe.
Vous l’avez déjà compris, en 2006, la coqueluche s’appelle Ségolène Royal. Mais plutôt que de céder au « royalisme » ambiant ou, au contraire, à la tentation de la classer prématurément dans le cercle des candidats disparus, il serait plus intéressant de se pencher sur l’essentiel : ses idées, son programme, ses propositions.
Les mauvaises langues affirment que Ségolène Royal n’a pas d’idées, ni de projet. C’est faux ! Certains de ses soutiens les plus fervents, recrutés dans la néo-bourgeoisie intellectuelle, ajoutent qu’«un programme, c’est mesquin » et que pour cette raison « Ségolène » n’en a pas. C’est encore faux !
Ségolène Royal a plus qu’un simple programme. Elle dispose de ce qu’on pourrait appeler un véritable corpus idéologique « post-moderne » (ça plairait beaucoup à ses thuriféraires). Cette idéologie, certains l’ont appelé le « mothering ». A l’origine, c’est l’idée selon laquelle l’enfant et la mère doivent se construire ensemble. Dans sa version politique, c’est l’alliance de « Nounours » et de « Big Brother ». En une phrase : « Bonne nuit les petits citoyens, Big Mother veille sur vous ». Pour prendre des références plus classiques, après le libéral-conservatisme, le néo-conservatisme, voici le social-conservatisme (ou conservatisme socialiste). Ségolène Royal est conservatrice en matière économique (la mondialisation vous fait peur ? N’en parlons plus, vive le statu quo !) tout autant qu’en matière sociale (exaltation des valeurs traditionnelles et éloge de toutes « les sécurités »). De par son rayonnement médiatique, Ségolène apparaît comme le « Canada Dry » du changement : elle en a l’apparence, le goût, la couleur mais elle est foncièrement conservatrice, voire réac. Et comme tous les réactionnaires, la candidate à la candidature socialiste souhaite que la France ralentisse dans un monde qui s’accélère. Cherchez l’erreur…
Reste un problème : Ségolène Royal n’assume pas encore sa véritable identité. Alors, elle botte en touche, s’exerce au grand écart. Un jour, Madame Royal vante le modèle blairiste (qui se trouve légèrement à la droite du « modèle sarkozyste » sur l’échiquier politique européen), le lendemain, Docteur Ségolène rejette avec la dernière des énergies le CPE (qui ferait figure de timide réformette dans n’importe quel autre pays d’Europe). Autre trouvaille : « vos idées sont les miennes ». Difficile de trouver plus belle définition de la démagogie. Pardon ! Quand on est de gauche, on n’est jamais démagogue mais toujours généreux et tolérant. Ce qui n’empêchera pas les plus lucides de penser qu’il y a « comme un goût de démago dans la bouche de Ségo ».
16:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


Commentaires
Si c'est pas chercher à "avoir le monopole du coeur", je m'y connais pas !
Ecrit par : guillaume | dimanche, 07 mai 2006
Ouais elle est démago et tournevestiste. M'enfin au moins elle joue pas sur les pulsions les plus basses du peuple, c'est djà ça. Elle pollue pas trop la société. Soyons positifs.
Ecrit par : Raoul | mardi, 09 mai 2006
C'est sur, ca aurait pu etre pire. On aurait pu avoir un petit montebourg ambulant, qui par ailleurs me fait beaucoup penser à robespierre, expliquant à tout va qu'il faut tout changer. Comme si le problème était toujours dans l'institution...
Une phrase historique pour finir : "christophe colomb fut le premier socialiste, il ne savait pas où il était, il ne savait pas où il allait et il faisait tout ça au frais du contribuable". Sir Winston Churchill
Ecrit par : guillaume | mardi, 09 mai 2006
et pendant ce temps la nicolas sarkozy mouille sa chemise et fait un discours de président sur la france.
regardez la vidéo sur notre site de soutien (cf.lien)
Ecrit par : sarkozy2007 | mercredi, 10 mai 2006
La politique, au sens platonicien du terme se définit comme une gestion de la cité suivant certins critères:
- un nombre prédéfini de citoyens
- une taille idéale de la cité
- le rôle des habitants de la cité: citoyens grecs, marchands, esclaves...
La politique, je le pense sincèrement-à l'heure actuelle- est une science de l'espérance.
Ma mère m'a offert un jour une carte imprimée: " J'aime celui qui rêve l'impossible "
Cette carte m'était destinée. Le texte est une citation de GOETHE.
Le problème de cette merveilleuse cité, la FRANCE, est un problème de croyance et d'espérance.
Il ya quelques siècles, le mot FRANCE n'était qu'un souffle, qu'un espérance.
Ce souffle s'est matérialisé par une royauté puis par une République.
Des fidèles ont payé de leur vie pour que ce souffle puisse être prononcé.
Aujourd'hui, la FRANCE est blessée par sa raison d'être: celui d'être une nation ou les habitants se reconnaissent dans un même idéal de grandeur et de volonté.
Aujourd'hui, ma vie, je ne veux plus l'écrire, ma vie je veux la vivre.
Cette phrase est une résonnance passée. D'autres se sont prononcés notamment à travers des idées MALRACIENNE.
- MALRAUX et l'engegement-
- les français et leur soif d'inespérance-
Cette idée, ce mot FRANCE encore adulé et honoré à travers le monde, je ne le laisserai pas aux blames et aux crachats.
Je souhaite, et c'est prétentieux de ma part, rescusiter les deux millions de morts français de la guerre de 14-18.
Relisons ce fabuleux livre -Parole de Poilus-
Une phrase de mon défunt grand-père défunt alors que nous devisions sur la Résistance française: " D'Estienne d'Orves, à genoux! " Lui, le prisonnier de guerre français , médaillé d'évadé.
Il n'est point d'engagement sans une haute idée des valeurs auquel on croit.
Oui, je crois et j'espère en une FRANCE plus forte, plus honnête, plus juste et plus combative.
Il est temps de relever ses manches et de se mettre au travail!
Surtout, enfin, pitié: ne plus compter!
Plus de 35 heures, plus de minimas.
Je veux plus, toujours plus!
Je veux un pays fort, celui ou je suis né et qui m'a accepté.
Je veux un pays uni où des gens de culture différentes puissent trouver leur place s'ils sont méritants!
Comme dit Julien CLERC: " Laissons entrer le soleil" Le monde a de nouveau besoin de notre hardiesse, de notre narcissisme et de nos défauts.
La réussite actuelle de SARKO que je soutiens: son regard franc quand il vous contemple: " Iwant you in the US ARMY" - les initiés comprendront-
D'où cet engagement, d'où mon engagement.
France, je souhaite faire un plagiat de mots d'un film universellement connu: " sans toi, les émotions d'aujourd'hui ne seraient que le simple reflet des émotions d'autrefois"
Pour finir, une impression: la FRANCE ne pourra se relever si ses enfants ne parviennet à s'aimer: " J'avais oublié le goût sucré de tes lèvres mais je vis et j'espère d'une nuit passée à t'aimer"
Sincèrement votre
LESPEYSSAC
Ecrit par : ACHARD | samedi, 13 mai 2006
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