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jeudi, 01 juin 2006

Com' d'habitude

Un grand merci au Perroquet libéré pour nous informer des dernières élucubrations de Bertrand qui amorce de plus en plus nettement, dans la perspective de 2008 sans doute, un retour à son vrai métier : publicitaire.

En témoignent les 2 avis de marché sur l’élaboration de « graphismes » pour les éditions 2006 de « Paris-plage » et de la « Nuit blanche ». Ces deux manifestations ayant vocation, dans l’esprit de l’actuel maire de Paris, à devenir annuelles, il eut été logique de garder les logos d’une année sur l’autre. Mais pourquoi faire simple et économique quand on peut faire compliqué et coûteux ?

De même, une consultation pour l’élaboration d’un  « logo-label pour Paris » a été lancée en septembre 2005 par la mairie de Paris. La référence de l’équipe municipale en la matière est le label « I love NY » dont l’exploitation rapporte plusieurs millions de dollars chaque année à la municipalité new-yorkaise. A cet égard, il est saisissant de constater la rapidité avec laquelle les socialistes, chantres de l’exception française et critiques à l’égard de « Sarko l’Américain », se plient aux recettes et aux standards américains lorsque leurs intérêts sont en jeu.

« Rien de nouveau sous le soleil », allez-vous me dire. Et bien, pas si sûr, car à force de frivolités, les « Marie-Antoinette » de l’ Hôtel de Ville ont fini par s’attirer les foudres du « peuple parisien » et pas seulement celles du peuple de droite.

En effet, depuis début mai, la municipalité est confrontée à une série de grèves d’agents municipaux, affectant les crèches, établissements culturels ou services du nettoiement. Il y a comme un goût de malaise social dans le royaume de Bertrand…

Car tous ces mouvements ont en commun la persistance de revendications portant notamment sur les effectifs, jugés insuffisants, les salaires, ou une précarité grandissante, dénoncée par tous les syndicats.

Pour sa part, Françoise de Panafieu, a affirmé son soutien aux personnels municipaux, assurant que ces derniers ont été « bafoués depuis quatre ans » et accusant la municipalité de leur « confier de plus en plus de responsabilités sans avoir les outils en termes de formation ou de recrutement pour les assumer ».

Et le plus cocace dans tout ça, c’est la réaction de la mairie qui affirme que les difficultés actuelles seraient liées, tenez-vous bien, à un absentéisme récurrent et à une mauvaise gestion du personnel et des congés, notamment des RTT ! Comme quoi, on finit toujours par payer les conséquences de ses erreurs…

Si Bertrand Delanoë veut rester dans le registre « Cloclo » et continuer à chanter « Com’ d’habitude » aux Parisiens, qu’il ne s’étonne pas si, du fait de son bilan et de ses arbitrages budgétaires calamiteux, les habitants de la Capitale lui chantent bientôt le « mal-aimé ».

Franck ALLISIO

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